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"Napoletani di Partenope", par Maurizio LEONARDI / "Comme je peux respirer ton vertige" par Fanny PENIN

Maurizio Leonardi
Du lundi 4 juillet au dimanche 10 juillet
Bodéga "La Muleta"
2 Rue de la Paix, Arles, France
Vernissage : jeudi 7 juillet à 19:00

Fanny Penin, photographe-tireuse-auteur :
Du plus loin, que je me souvienne, au sortir de l’adolescence, j'ai toujours eu auprès de moi une chambre noire avec des cuves et des agrandisseurs, que ce soit dans une salle de bains ou dans un atelier.
Je pratique la photographie selon le principe du journal de bord intime, qui emprunte au registre de visions et à la chronique de sensations vives, en argentique noir et blanc. J'écris avec les images comme avec des mots, avec la nécessité de raconter des histoires et de faire récit.
Dans mon atelier-laboratoire, les manipulant, retrouvant leurs mémoires, elles ressurgissent de différentes époques, de tous types de lieux, pour se parler, s'harmoniser ou au contraire se contester. Elles font, d’une certaine manière, introspection et expulsion, simultanément, balisent mes questionnements, questionnent mes choix, forcent la délicate frontière qui sépare le réel de la fiction.
Ainsi, avec “Je suis la fille de la mariée”, en 1997, ma mère devenant l'Arlésienne de Daudet à Alexandrie, puis “Les chemins que peuvent emprunter la vie et les gens qui s'y croisent”, en 2013, tentative d'œuvre poétique qui parle de chemins de vie, et aussi “Comme je peux respirer ton vertige”, en 2018, acte de résilience sous forme de conte “ogresque”, primitif, empli de masques.
Revendiquer ou naviguer de manière solitaire n'exclut pas la collaboration avec des artistes, et dans mon cas avec des créateurs intimement liés à ma vie amoureuse. Pour la simple raison, vitale, d'aller au plus profond des stupeurs qui nous traversent, pour extirper de soi les matériaux dont on a besoin.
C'est ce qui s'est produit avec le sculpteur Bernard Lancelle, en explorant ensemble les possibilités du photogramme, en partant des œuvres de Man Ray, et en ouvrant, en 2001, un atelier galerie à Paris dans le 5e, où ont circulé plasticiens, danseurs, musiciens, pendant quatre années consécutives.
C'est ce que j'ai vécu avec le photographe Maurizio Leonardi, avec qui j'ai fondé le collectif LaRumeur, et mené une création commune durant deux ans, lors d'une résidence dans un lieu de vie squatté en Bretagne. Ce qui donna lieu à "Arrière-plan, les roches blanches", une installation de tirages argentiques sur objets de récupération et papier, un clin d'œil aux ready-mades de Marcel Duchamp.

Maurizio Leonardi :
Ma première approche photographique sur l'Histoire et la culture de Naples, à travers les places et les ruelles, commence avec une commande, sur le parcours d'un jeune pêcheur révolutionnaire du 17è siècle, Masaniello, qui entraîne le peuple, enragé par la faim et les taxes qui l'étouffent.
Peu après, j'ai vagabondé, passionnément, dans les fêtes populaires et les traditions, et entamé une collaboration avec une anthropologue française.
"Napoletani di Partenope", est un parcours photographique, depuis 2004, en tant que Napolitain qui a vécu à Naples et s'en est éloigné au fil du temps, sans cesser d'y revenir, parce que luntano 'a Napule nun se pò stà (on ne peut pas rester loin de Naples).
A Naples, pays de cœur.
Entre mer et volcans, c'est sur le corps de la sirène Parthénope, figure mythologique de l'Odyssée d’Homère, qu'à surgit Naples, un dédale de quartiers et de venelles obscures, fourmillant d'humanité, fruit de plusieurs siècles de stratifications de civilisations.
C'est une population qui a été abusée, diffamée, notamment par l'unification de l'Italie (seconde moitié de 19è s.). Elle s'est bâtie une carapace, jusqu'à aujourd'hui, contre la diffamation et les stéréotypes de criminalité et de sordidité, qui ne cessent de la pointer du doigt comme une coupable.
Ce pays m'aspire, je me retrouve dans des moments perdus, étourdi, errant dans une musique de transe, happé par des parfums d'antiquité.
Sur cette terre sismique du Vésuve qui peut nous cracher à chaque instant, les Napolitains de Parthénope perçoivent la mort comme une force.
Ils vibrent de tout ce Magma d'Histoires, qui bouillonne de sacralité, en tous ces rituels encore vivants, animés d'une force viscérale, qui explose dans une dynamique de théâtralité toujours surprenante.

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